A l'aube du Septième jour

05/04/2011 04:21 par CryptikRomance

Tant de jours et de mois s'étaient écoulés depuis que tout avait commencé, et seulement quelques nuits passés près de Psyché avait suffit pour m'apporter tellement de réponses sur l'un et l'autre de nous deux.
A présent, je pensais mieux comprendre le sens de mon existence et celui de ma vie que je prenais jusqu'ici pour une malédiction, ou une sorte de dette à payer sans en comprendre la raison.
Mais tout cela n’était autre que la somme d'erreurs pour ma conscience maudite, alors dans ces circonstances s'il s'avérait que le futur appartient déjà au passé dans ce cas j'étais soucieux et angoissé à l'idée qu'il puisse être vain d'espérer quoi que ce soit.

D'ailleurs selon Psyché l'ombre sombre qui m'étais apparue et aussi dénommée Doppelgänger correspondait a un assombrissement de la conscience issue du bas astral, le reflet et la projection de moi-même.
En effet, à ce moment je commençais peut-être à comprendre… Si selon Psyché le futur appartient déjà au passé, alors la vérité ou ma réalité et pour moi encore plus sombre qu’il n’y parait.
Psyché a parlé d’inverser ce qui a été fait pour corriger les erreurs, elle a aussi évoqué sept étapes distinctes qui ont menés à la chute des âmes afin de permettre leur éveil et leur illumination, hors j’ai passé six nuits aux cotés de Psyché, ce pourrait-il que la septième marque un évènement important ?… Elle me nomme régulièrement son porteur de lumière, pour quelle raison précisément !?... Fait-elle uniquement allusion au lien qui nous unit et à l'amour que je lui voue ?...

Tout à coup il me vint une idée qui me remplissait d’effroi car pour la première fois j’envisageais la possibilité que Psyché pourrait rejoindre les autres entités et donc quitter sa forme actuelle de fantôme uniquement si je prenais sa place. Curieusement cet effroi soudain me semblait mêler d'un sentiment de résignation, d'acceptation depuis toujours.
Oui Bien sûr !… L’entité que j’avais croisé après la lumière blanche me disait que le sacrifice par amour en était l’ultime preuve, et Psyché m’a dis que seul l’amour pouvait lui permettre de rejoindre les autres entités libérés de leur état de Fantôme. Mais alors... Nous ne pourrons jamais rester ensemble. 

Ca correspondait à ce que je ressentais depuis plusieurs mois et finalement depuis quasiment toute ma vie,
Par ce sentiment de vide intérieur, de mal être, les prémisses du désespoir par moment, ainsi que pour tout le reste.
Il n’est que ce qui doit être, car tout cela s’est déjà produit.
Tout se mélange dans ma tête et pourtant j’y vois une certaine forme de logique, ou bien est-ce l‘antre de la folie qui me guète. C’est étrange, un peu comme si cette logique avait plusieurs facettes, plusieurs réalités à travers de multi-univers sous la forme de divers dimensions et plans de réalité à travers le temps et l’espace.
Psyché ne pouvait voir mon corps, ni le reconnaitre mais elle disait avoir reconnu mon âme, ce n’est donc pas dans le monde réel, nous n'avions en effet pas de corps physique lors de nos retrouvailles nocturnes.
Cela ne pouvait être que par le biais des rêves lui offrant la possibilité d’établir le contact avec mon esprit en ouvrant une porte vers l’ailleurs et différents lieux immatériels au sein de l’astral car en fait sous une forme j‘y étais déjà. De ce fait nous étions prisonniers dans le bas astral tout les deux !.

J’ai tenté de lui venir en aide en ce lieu situé dans le bas astral, mais depuis le début c’est Psyché qui essayait de m’en sortir. Mais alors !?
Qui était réellement Psyché… Je perdais pied en m'interrogeant sur la part de réalité et la part rêve. Psyché me certifiait être bien réel, enfin si l'on pouvait le formuler ainsi puisqu’en elle je percevais un esprit fantôme qui évoluait entre le monde des vivants et celui des morts, piégée par ses tourments.
Mais si tout cela s’était déjà produit était-il possible que Psyché soit réellement vivante !? Qu’elle se soit réincarné par exemple et qu’elle œuvre d'une manière que j'ignorais encore pour que l’on se retrouve dans le monde réel. Cette éventualité était tellement merveilleuse !!! Je n'osais y croire d'autant plus que selon Psyché seul les esprits fantôme se réincarnent. J'avais grande peine à tout comprendre, puis avec cette histoire de temps malléable et de dimensions multiples il y avait de quoi se sentir déboussolé et perturbé.

Notre banc de pierre, dialogue du sixième jour II ème partie

01/04/2011 15:28 par CryptikRomance

:Psyché:
Lorsque je suis venue la première fois, lorsque j’ai entendu ton appel, la fille de l’astre lunaire que je suis voulais simplement que tu saches puis que tu découvres que tu n’étais pas seul. Tout ce temps j’ai suis demeurée présente à tes côtés car ce lien préservé est si fort entre nous deux, il ne pouvait s’éteindre et encore moins disparaitre, ainsi donc je ne pouvais pas partir ni te quitter.
Je me suis surprise à aimer de nouveau celui que tu es devenu car je ne reconnaissais pas ton corps mais j’ai reconnue ton âme, ta conscience à laquelle je me suis tellement attachée.
J’ai ensuite espéré que tu reconnaisses en moi celle que je suis réellement et non simplement celle qui apparaissait devant toi, le fantôme d’une morte que j’étais devenu. Mon errance est ton errance, l’inverse est aussi vrai.
Penses-tu que l’amour est un piège ?… Une autre forme de prison lorsque l’on aime vraiment et que l’on se dévoue corps et âme à l’être aimé ?… Je sais que quelque part tu crois cela, et que cette pensée en toi n'est dû qu'à l'amertume.
Moi je n’ai pas eu le sentiment de faire un sacrifice, je t’aimais intensément et autant qu’il soit possible d’aimer.
Certes nous vivons pour acquérir notre propre liberté mais elle passe par l’amour retrouvé. Toi, mon porteur de lumière, mon adoré… Ainsi par toi, un jour prochain je pourrais quitter l’ether et l’entre deux monde, pour enfin rejoindre toutes les autres entités.
Le cœur serré en écoutant les mots de Psyché, je lui demandais de m’emmener, après tout il n’y avait rien pour moi ici, et il n’y a pas de vie ici sans elle.

Notre banc de pierre, dialogue du sixième jour Ière partie

01/04/2011 14:25 par CryptikRomance

  • Notre banc de pierre, dialogue du sixième jour Ière partie

    Notre banc de pierre, dialogue du sixième jour Ière partie

    01/04/2011 14:25 par CryptikRomance

Nous marchions lentement dans les allées du cimetière avec la main de Psyché sur mon bras que je conservais précieusement. Jusqu’au moment où ma bien aimée me montra un banc en pierre au détour d'un petit sentier, à côté d’un vieux chêne.
Nous priment place sur ce banc afin de poursuivre notre conversation, Psyché aimait beaucoup s'y reposer en venant régulièrement s’asseoir sur celui-ci au cours de ses longues errances. Son esprit mélancolique et rêveuse à ses anciennes vies, à des temps anciens ou a un advenir plus clément.

Inévitablement nous avons abordé tous ces évènements que nous avions traversés. Je ressentais de la culpabilité pour ce que j’avais fait à Psyché et pour ce qui m‘avait apparu lors de nos vies à tout deux en terre d’Atlantide, mais aussi pour ce qu’elle devait endurer encore à ce jour et ce malgré mon aide pour la faire sortir de son bas astral. Je me sentais responsable de tout ceci. Puis que dire et que penser de toutes ses images et visions extraordinaires. A tel point que c’était à peine croyable et pourtant intérieurement j’avais toujours su cela, c’était simplement enfoui dans la mémoire de ma conscience et verrouillé par une porte close. J’avais ouvert ce même passage conscient que ce n’était qu’une infime partie de la vérité qui venait de m’être délivré.
Je racontais tout cela assis sur ce banc en me tenant tout contre ma bien aimée, silencieuse, sa joue sur mon épaule et tout à mon écoute.
Psyché m’affirma que j’avais été simplement l’instrument de son destin, de notre destin, et qu’elle aussi avait fait ce choix à l’époque des faits.
Pour elle le sablier du temps n’avais rien effacé, puisqu’elle évoluait en dehors de celui-ci depuis ce jour. Contrairement à moi qui vivait dans le temps de ce qui pour moi était le présent.
A cette époque lorsque j’étais l’adepte de ce culte j’avais connaissance de tout ce qui provenait d’une tradition qui prenait racine du fond des âges et de bien plus encore, mais enfoui au plus profond de moi. Selon Psyché nous sommes tous les architectes de ce qui est écrit, tout en suivant un objectif très précis. Revivre et s’incarner pour se donner une chance à l’infini si nécessaire d’inverser ce qui a été fait, et ainsi corriger nos erreurs.  Psyché continua en me déclarant que mon présent n’est que la conséquence de ce qui s’est écoulé, quant au futur il appartient déjà au passé.  En d’autres termes ton présent découle de ce que tu es, s’en est la projection. Issu d’une réalité parmi tant d’autres lieux et personnes ou entités qui recherchent le même aboutissement, la manière importe peu seul l'objectif compte. C’est Universel et commun à toute forme de vie.

Comme toujours j’écoutais Psyché absorbé et captivé par ses propos et ses lèvres, mais pour moi tout cela demandait réflexion, là encore je ne savais quoi penser de tout ceci, et encore moins ce que je pouvait en tirer concrètement.
Psyché poursuivis ce dialogue en m’expliquant qu’elle m’aimait toujours aussi fort et qu’elle ressentait une profonde gratitude envers moi et pour ce que je faisais pour elle dans ce présent. Elle n’était donc habité par aucune rancune ou autre.
Je comprenais dés lors que nous étions elle et moi davantage tourmenté par une intense amertume de n’avoir pu assouvir pleinement notre amour, physiquement bien sûr, mais au-delà de ça nous avions perdu bien plus. Un bien précieux en la présence de l’un et de l’autre, entre autres, un regard qui fusionne jusqu’à l’âme. Les yeux sont réellement le reflet de notre conscience qui cache et dissimule l’âme profonde de notre être intérieur.
Nous portons tous un masque afin de protéger cette âme, cette conscience qui nous appartient intimement et qu’il est très difficile de partager réellement et totalement, voir impossible en tant qu‘être incarné. Bref… Tant d’expériences vécues pour chacun de nous… Tant de paramètres nous échappent dans toute la complexité de l’être et du vivant.

Flânerie à Highgate

31/03/2011 12:58 par CryptikRomance

  • Flânerie à Highgate

    Flânerie à Highgate

    31/03/2011 12:58 par CryptikRomance

Au soir du sixième jour...
Psyché tint sa promesse en me donnant rendez-vous pour la nuit au cimetière de Highgate, elle aimait ce lieu et s'y promener légère en flânant de ci de là dans les airs.
J'étais si heureux et transporté à la pensée de nos retrouvailles que mes idées noires de la journée laissèrent place a un réel enthousiasme.
Psyché revenait à moi, son âme libérée du bas astral, mais toujours à l'état de fantôme. J'adorais quand elle venait se jeter dans mes bras, tourbillonnant tout deux enlacés en nous offrant une passerelle pour nos êtres sans vie. Nous n'étions alors que des esprits animés par la pureté de nos sentiments.
Et la revoici dissipant la brume de la tristesse, Effacée par son sourire irradiant et éblouissant de splendeur sous le zénith d'une nuit étoilée et attendrit.
Une goutte de larme perlait sur sa joue délicate, mais celle-ci était si belle car elle était l'émotion et la joie pour mon ange céleste, mon astre lunaire... ému je déposais doucement un doux baiser sur sa main frêle et délicate avant de flâner avec ma bien aimée, parmi les allées animées par les revenants nous saluant élégamment à notre passage.

Il n'est pas de lieu plus charmant que celui-ci pour un rendez-vous en amoureux, pour enfin partager nos sentiments les plus forts et les plus tendres, exprimer notre amour et l'élan de nos coeurs retrouvés. Comment pourrait-il battre autrement. Un lys blanc contre son coeur ?... Au détour d'une allée, sous les reflets de la lune bienveillante j'ai offert un lys lunaire à ma bien aimée. J'ai goutté une nouvelle fois par bonheur à ses lèvres ethériques, à ce doux moment profitant de cet instant délicieux et
mes lèvres sont venus se mélanger et fusionner aux siennes chargées d'émotions.
Nos regards l'un pour l'autre à l'unissons au milieu de cet endroit comme nul autre. Car aucun ne possède cette puissante charge symbolique et émotionnelle qui exprime le voeu d'un amour éternel et au delà de la mort.

La Marionnette

31/03/2011 09:17 par CryptikRomance

  • La Marionnette

    La Marionnette

    31/03/2011 09:17 par CryptikRomance

Allongé dans ma chambre je contemple cette marionnette assise prés de moi sur une vieille chaise bancale. Je n'arrête pas de penser à Psyché qui n'est pas revenu, elle me manque tellement...
Je regarde cette marionnette avec des pensées évasives, pensif et rêveur. J'imagine qu'elle s'anime en pensant que ce serait si drôle si elle pouvait me parler. Comme à un ami. Mais non... Ca ne peut pas parler une marionnette. On se persuaderait presque qu'elle se complait dans son mutisme.
Bon alors T'arrête de me regarder, tant pis, j'attrape ma veste et je vais faire un tour.  
Et dans les rues je déambule, entre les boulevards et des ruelles qui ne sont plus que décors de théâtre. J'hantes la scène parcouru des spectres et des couleurs mélangées sur une palette artificielle. J'esquive et je frôle les murs en préférant l'obscurité de la matière assombrissant la lumière d'un tout lumineux.
Une lumière d'une blancheur intense qui n'apparait éblouissante qu'a mon esprit libéré de la conséquence de ses vies passées. En la présente, ma volonté de naître... Est le fil de la conséquence de ce que j'ai entrepris en franchissant le tunnel sombre pour un voyage de ma conscience vers un aller retour à travers l'infini de l'être.
Jouant des actes et des cycles, emprisonné dans le temps et la matière. J'ai parcouru une multitude de fois le seuil de ma tombe, sous l'air de la tristesse en naissant une corde autour du cou. Ligoté à un corps réprimé, déjà mort, saisi de frissons les lèvres violette, j'ai mainte fois rêvé d'amour et de joies en recueillant une part de sa lueur, un espoir terne et sans saveur en songeant en rêvant à un amour éclatant... Je déambule, j'hantes et je traine ma corde autour du cou.
Ô Désespoir de la lui retirer un jour, trop tard... Le long des rues mélancoliques sous les pas sourds et la trépidation des ombres arpentant les murs, avec le spectre de cette corde qui pend, Insidieusement attaché à l'ange triste, il n'est plus qu'une marionnette contemplative suspendue au vide.

Amour passion

31/03/2011 08:15 par CryptikRomance

  • Amour passion

    Amour passion

    31/03/2011 08:15 par CryptikRomance

L'océan noir et le vaisseau lumineux, II ème partie

31/03/2011 08:04 par CryptikRomance

  • L'océan noir et le vaisseau lumineux, II ème partie

    L'océan noir et le vaisseau lumineux, II ème partie

    31/03/2011 08:04 par CryptikRomance

Je me voyais voguer à la dérive sur un immense navire sillonnant un océan de tranquillité. L'eau paraissait aussi noir que ce ciel couvert de nuages semblables a un florilège de pages sombres s'éparpillant dans le ciel sans espoir. Tout comme les pages de ma vie sur la surface d'une nuit au dessus d'une eau de tristesse. Reverrai-je un beau jour ma Psyché, mon amour...

Nous étions abandonnés… Je m'étais résolu à la retrouver et voilà que j'étais ici seul sur ce navire. Avais-je échoué là encore, dans une quête et- perdu dans mes illusions. Je flottais au dessus de l'insondable en pensant à quoi bon revenir si c'est pour survivre, loin de ma bien aimée qui était ma vie.

Mais je pouvais toutefois ressentir de nouveau cette précieuse présence qui ne me quitte jamais. Elle réconfortait mon coeur et mon âme si loin de tout, abandonné vers ce nulle part. Au delà des obstacles, le navire filait droit devant lui, il semblait que rien ne pouvait le ralentir ni même le stopper. Hors de contrôle en n'ayant personne à sa barre ce navire était lui aussi abandonné, tout du moins en apparence sans vie à son bord.

Je réalisais donc que j'étais enfermé dans une cabine. Mais par ma perception j'avais la faculté d'une vue du ciel, je pouvais ainsi voir ce navire tracer sa route sur cet océan d'une noirceur insondable et comparable à de l'encre ou à de l'huile, mais sur lequel se reflétait les puissants rayons lumineux de l'astre lunaire, la Lune majestueuse venait de dissiper les nuages ténus qui se déliaient à sa magnificence.

J'étais angoissé à l'idée de me perdre dans un néant sans fin, emporté dans une errance interminable d'où je ne verrais jamais aucune issue. Tout seul…dans ma pensée, mais peu à peu s'imposait le refus de baisser les bras. Désormais j'éprouvais la vive intention de vouloir m'échapper à toute fin, et pour cela il me fallait sortir de la cabine. 

J'espérais qu'ainsi, peut-être parvenir à reprendre le contrôle du navire, et a cet effet j'agitais pour cela la poignée de la porte avec frénésie tout en m'adressant à cette présence qui se tenait à mes cotés, avec le souhait qu'ensemble nous trouvions un moyen de sortir. Mais elle demeurait prés de moi sans agir. Je sentais son regard sur moi, elle me regardait avec une très grande tendresse…Puis elle m'appela.

Je reconnu aussitôt la douce voix de Psyché, mon amour était revenu. Mais pour me révéler qu'il était vain d'essayer, et que je ne devais pas avoir de craintes. Malgré le fait qu'il me soit impossible de m'échapper en étant contraint de devoir me résoudre à mon destin, j'étais désabusé et abattu. Je sentais mon coeur se soulever d'une profonde tristesse, cet alors que cette présence prit forme en prenant mes mains dans les siennes puis en se collant contre moi… émus par tant d'émotion nous avions les larmes aux yeux. 

A l'extérieur de notre cabine des créatures s'agitaient dans les couloirs et les coursives du navire, mais malgré cela nous nous sentions en sécurité. Les monstres tenues à l'écart ne pouvaient entrer. Psyché élevai son regard vers moi, elle me guida, en direction de ce grand lit au milieu de la cabine qui devint une suite somptueuse. Puis elle m'invita à la rejoindre en m'allongeant prés d'elle. Nous étions tendrement enlacés et nous demeurions ainsi sans réel attache, nous voguions désormais sans un mot nos esprits libres, nos gestes caressants, et mes doigts filaient dans ses cheveux et sur ses tempes. Presque apaisé l'un contre l'autre face au renoncement dans cette attente... Alors nous nous sommes embrassés longuement et tendrement étendus, penchés l'un contre l'autre. Vers un horizon merveilleux ou plus rien n'avait réellement d'importance.

Par le hublot nous pouvions encore contempler la Lune cet astre magnifique, ses rayons qui venaient illuminer le délicat visage de ma Psyché si belle et divine à mes yeux, contemplatif et amoureux, tous cela nous permettaient peut-être de croire a un avenir radieux. 

Quant aux regard de Psyché ce luminaire de la nuit paraissait retenir son attention, comme si elle était à son écoute. Lentement Psyché, soulagée, arbora un léger sourire avant de me regarder. J'étais pendu à ses lèvres ravissantes qu'elle venaient d'entrouvrir avant de s'élancer de tout son être plein de charme tout contre moi. Ce sont ses quelques mots dont j'aurais capturer le souffle subtile pour toujours qui me rappellent la douceur de ses je t'aime. Mais là dessus Psyché me déclara qu'a présent je devais repartir.

Je compris par déduction que mon corps était sur le point d'être réanimé et qu'il avait donc été secouru avant qu'il ne soit trop tard. Psyché me demanda de ne pas être triste en m'affirmant que ce n'était pas la fin, seulement le commencement. Puis Psyché ajouta que grâce à mon intervention ici bas elle pouvait quitter le cauchemar de son bas astral car l'amour que nous éprouvions l'un pour l'autre l'avait libéré d'une part de ses tourments.

Bien qu'elle demeurerait fantôme et esprit errant nous pourrions nous revoir très prochainement. C'est ensuite la douceur de ses lèvres sur les miennes qui m'ont ramenés à la vie, et sur la berge au milieu d'une foule de gens bien vivants.

 

L'océan noir et le vaisseau lumineux, I ère partie

31/03/2011 06:06 par CryptikRomance

  • L'océan noir et le vaisseau lumineux, I ère partie

    L'océan noir et le vaisseau lumineux, I ère partie

    31/03/2011 06:06 par CryptikRomance

Une silhouette de femme revêtue d’une très longue cape noire était assise sur le rivage, en position contemplative face à cet océan elle regardait l’horizon survolé par une nuée de corbeaux noirs.
Etrangement j'avais la certitude de me trouver encore sous terre mais je ne pouvais voir le plafond de la caverne, celui ci était parcouru de nuage très sombre dans un ciel ténébreux.

Était-ce Psyché qui était là !?… A ce moment précis je ne le savais pas encore, néanmoins je pressentais quelque chose de très particulier, bizarre, et tout en m'approchant avec méfiance de cette femme je demeurais perplexe.
J’ai alors prononcé le nom de Psyché afin de m'assurer que c'était bien elle, mais aucune réaction de sa part. Toujours silencieuse et inerte, j'ai avancé ma main dans l'intention de la poser doucement sur son épaule mais subitement cette femme venait de disparaitre.
A sa place, sur le sol du rivage gisait un poignard, interloqué je l’ai ramassé et lorsque je me suis retourné Psyché était face à moi, son visage souillé par de la terre et de la poussière.  
Elle me souriait d'un air espiègle, un peu provocatrice. Puis elle baissa la tête sans un mot. Ses longs cheveux noirs venaient recouvrir et dissimuler la face de son visage. Mais je l'entendais me dire distinctement....  Tue moi ! Tue moi ! Tue moi !...
Pourquoi voulait-elle que je la tue ?... Je ne comprenais pas, et de toute façon il n'était pas question que je fasse une telle chose. J'ai aussitôt approché ma main de son visage afin de lui écarter délicatement une mèche de ses cheveux, en même temps je voulais la rassurer en lui disant que je venais la chercher et qu'ensemble nous allions quitter ce lieu maudit. Elle s'est mis à éclater de rire en s'exclamant que jamais je ne repartirai d'ici. Que ce lieu serait le tombeau scellé des méandres de ma conscience pour l'éternité, pour moi et pour Psyché !.
J'ai aussitôt répondu soit ! Conduit moi à elle, je préfère ce tombeau si je peux demeurer avec Psyché pour l'éternité.
Je n'étais pas dupe elle se servait de mes souvenirs et de mes tortures, j'avais rapidement réalisé que cette chose qui n'était assurément pas Psyché désirait que je la tue d'une manière symbolique et que même si cette action n'était pas réelle je me mettais par cet acte dans une position qui scellerait de mon fait ce qui constituerait ma propre prison psychique. Si cette chose croyait me manipuler aussi aisément elle se trompait lourdement, j'avais conscience de ce genre d'illusions et cela n'avait aucune emprise sur moi, et c'était bien là ma seule et principale force en ce lieu. Rien de ce qu'elle pouvait me dire ou faire n'aurait pu me détourner de Psyché, pas après tout ce que j'ai vu et traverser jusqu'ici.
Après cela, cette chose cessa de rire un moment. Puis elle reprit de plus belle son petit jeu d'illusions pour essayer de me déstabiliser en puisant dans mes souvenirs et mes douleurs tout en alternant des apparences et des visages différents.
Je savais que c'était risqué mais je l'incitais à me dire si c'était là tout ce qu'elle était capable de faire... Déstabilisée à son propre jeu et dépitée elle se mit dans une rage folle en me poussant violemment en arrière. La chose s'exlama... Ne me reconnais donc tu Pas ! C'est moi ! je suis Psyché.
Sur ce je lui fis comprendre que je savais parfaitement qu'elle était la partie sombre de Psyché mais certainement pas la Psyché que j'aimais profondément et de toute mon âme. J'ajoutais à cela que cette prison du bas astral n'était aucunement celui de ma Psyché, ni en aucune manière le mien, c'était uniquement celui de la face sombre et obscure d'elle même. La chose qui avait prit le visage de ma Psyché.
Mes paroles venaient de porter ses fruits, la chose d'un air déconfite et dépité éclata en sanglots avant de se reprendre en vociférant un monceau de menaces sans consistances. Son pouvoir qui n'était que psychique résidait uniquement dans la persuasion et le mensonge. Toutefois je devais agir avec prudence et ne jamais perdre de vue que je devais l'amener à me guider vers Psyché, ma Psyché.
En effet, constatant qu'elle ne parvenait pas a imposer son emprise sur moi, elle s'écriait de plus en plus fort en s'exclamant.... VA T'EN ! Je veux que tu partes ! Va T'ennn !!!...
Sa voix s'éloignait de moi et s'éteignit peu à peu ainsi que sa silhouette, je me sentais partir lorsque tout autour de moi devint noir. J'étais à nouveau dans la pénombre mais la lumière revint assez rapidement et à ma grande surprise je me tenais dans une pièce meublée, assez grande et luxueuse. Après un bref aperçu je me suis rendu compte que j'étais à bord d'un navire qui voguait sur l'eau, probablement sur cet océan précédent....

Révélation, II ème partie

31/03/2011 04:07 par CryptikRomance

Je revois ces colonnes d’armées formidables, tous ces êtres immatériels d’une beauté lumineuse équipés de leurs armures d’orichalque étincelant et des jaillissements multicolores. Certains d'entre eux montaient des chariots de feu et des engins volants, les forces magnétiques en présence de ces armées étaient prodigieuses, elles abondaient de tout côté vers le même champs de batailles. Leurs armes et leurs épées n’étaient que le prolongement de leur être induit par la puissance de leur volonté et celle de leur esprit. Des sons étranges accompagnaient leurs pas tels des orgues immenses qui faisaient résonner et teinter les cieux de flux et de faisceaux lumineux.
Puis des cris retentissants, de douleur et de peine, des foules entière anéantis en un instant… La ruine partout en tout lieu. Le monde sombrait dans un indescriptible chaos.
Les survivants avait achevé leur métamorphose, l’univers et la terre également, il en restait très peu, mais ils allaient à eux seuls repeupler la surface des ténèbres pour les siècles à venir dans l‘ignorance et l‘aveuglement de leur arrogance. Passif et soumis à la peur, à leur corps de chair piégé et enserré dans un réseau de barbelé.

Désappointé et quelque peu décontenancé par ces éprouvantes visions, je repris peu à peu mes esprits et je décidais d’emprunter l’un des passages, un peu au hasard, ou sans avoir conscience de la direction que je devais prendre.
Le passage n’était pas éclairé, mais curieusement je voyais clairement et très aisément devant moi.

Parmi se dédale de couloirs et de passages parfois tortueux et sinueux un grognement menaçant au lointain se fit entendre, angoissant et pesant. Là encore quelque chose résidait ici et arpentait les passages de cette caverne.
Je me sentais épiais…
A l’intonation du grognement je me disais que cette chose devait être immense, et très impressionnante, Et si c’était un dragon !?… Non bien sûr ce n’est que dans les contes, quant aux grognements ils sont logiquement accentués par la résonance de la roche. Cette pensée ne manquait pas de me rassurer tout au long de mon cheminement dans ces interminables passages caverneux.
Toutefois cette bête qui hantait ce véritable labyrinthe ne semblait pas réellement se soucier de moi, je pensais alors à Psyché qui n'était sans doute plus très loin. quelque part, peut-être enchaînée... Ce qui a cette idée me faisait presser le pas.
Puis au terme de nombreux crapahutage par moment éprouvant au milieu de pierres et d’éboulis, je suis enfin parvenu au bout d’un passage débouchant sur une vision extraordinaire.
Immobile et complètement ébahi devant le spectacle d'un vaste océan qui s’étendait à perte de vue.

Révélation, I ère partie

31/03/2011 03:11 par CryptikRomance

J’entrouvris doucement la porte en l'accompagnant d'un geste de la main, mon esprit anxieux à l'idée de ce que j'allais découvrir de l'autre côté.
Il s'en suivit un souffle puissant qui me traversa et à mon grand étonnement je me tenais devant un mur de feu, mais aucune chaleur ne s'en dégageait, cela ressemblait davantage à une sorte de rayonnement très puissant mais qui s'estompa complètement lorsque je me suis avancé.

J'entrepris quelques pas le long d'une cavité souterraine qui débouchait sur une vaste salle illuminée de torches enflammées. Sous une immense voute surplombant des murs de pierres massives flanquée de magnifiques arcades était disposé un remarquable autel cérémoniel. J'apercevais également plusieurs entrés de couloirs et de passages taillés dans la roche dont certains étaient effondrés.

Je reconnaissais cet autel qui m'interpelait et m'intriguait de plus en plus, je me suis donc approché pour le toucher, mais je n’ai fait qu’effleurer la pierre de ma main avant de serrer le poing. Le cœur meurtri, des visions hypnotiques m’ont alors submergés l’esprit.
De ces visions naissait l'image de Psyché qui était allongée passivement sur la dalle de cet édifice richement sculpté et je voyais des personnes tous autour d’elle qui l'observaient, dont celui que j’identifiais comme étant moi. Certains de l'assemblée riaient.
Psyché ne me quittait pas une seconde de son regard intense, ses yeux magnétiques brodés de noirs plongeaient dans les miens, profonds et aimants.
Elle était nue, absolument divine… Une fumée vaporeuse qui provenait d'interstices de divers endroits de la roche envahissait la salle tout entière. Des bras et des filets de fumée venaient caresser puis épouser les formes et les courbes de son corps charnel. J'éprouvais un amour passionnel et absolu pour Psyché.
Tous semblaient plongés dans une sorte de transe en récitant des incantations qui engourdissait mon esprit transporté dans un tourbillon de chants et de sons.
Je n’ai aucune idée de l’époque précise, mais cela semblait très, très ancien.

Parmi cette vision c’était comme si la voix de Psyché me disait... Regarde et lève les yeux. J'étais littéralement absorbé par la voute et le plafond.
Une énorme pierre en forme de cercle était incrusté avec un symbole en son centre, puis des écritures que je ne pouvais ni lire ni comprendre.
Je n’avais jamais vu ce genre de symbole ou de lettres semblables auparavant, c’était fascinant et mystérieux. Pourtant,
je ressentais que c’était familier, puis un mot me vint à l’esprit comme un songe lointain qui émerge brusquement des profondeurs de souvenirs oubliés. Ce mot qui était synonyme d’une incroyable puissance résonnait en moi et en ce lieu, mais tout aussi inquiétante était la vision résurgente de mon corps qui flottait sur l’eau à la dérive sur un vaste océan.

Atlantide, était ce mot dans un langage que je pouvais comprendre. Puis à nouveau j'entendis la voix de Psyché qui me disait de ne pas regarder au delà du symbole car c'était trop dangereux. Je pressentis dés lors qu'il agissait comme un verrou, ou une clé. Mais dorénavant il était déjà trop tard, j'étais ardemment désireux de tout connaitre, sur moi et sur Psyché, ainsi que notre passé commun.

Je me suis donc laissé envahir par la force de ce puissant symbole. De nouvelles visions ce sont manifestées à mon regard curieux et totalement fasciné.
Tout avait débuté à une époque que l'on ne peut définir ni même nommer, à des temps immémoriaux. Psyché était donc la grande prêtresse d'un culte dont je faisais également partie, ce culte effacé par le temps mais que tout ramène à cette même source originelle.
Nous étions les bannis d’une société qu’ils disaient idéale et ceux qui refusaient la loi de Un, les fils de Bélial.
Oh non... Qu’avons-nous fait !... Et nous avons été Maudits pour cela.
Qu’est devenu ce monde par notre faute, oubliant la pureté ainsi que notre unité, nous avons embrassés la mort et ses cortèges en ouvrant une boîte de pandore. Oui !… Tout devenait limpide.

Nous étions tous des êtres immatière primordiaux et originels, des éternels sans corps physique qui se sont métamorphosés en matière compacte et dense, cela en suivant le processus de sept étapes successives assombrissant nos êtres quittant l'ether pour devenir chair. Créant ainsi un nouveau plan dimensionnel et l'univers entrainant tout dans notre chute, l'espace temps naissait et nous avons versés le sang de nos frères. Oui... tant de sacrifiés !
Pour acquérir pouvoir et connaissance à notre propre profit. Nous voulions être libre, de nos choix et posséder notre libre arbitre, créer notre propre monde pour assouvir nos désirs égoïstes.
Mais ce n’était qu’une illusion fatale nous engloutissant et nous condamnant à réintégrer sans cesse de nouveau corps de chair pour continuer à exister à travers l’illusion dans laquelle nous nous étions enfermés.
Nous nous sentions rejetés et incompris par ceux de Un, ainsi naissait et alimentait notre haine envers ceux qui croyait à l'unité. Il s'en suivit une scission des idées et de nos consciences nous entrainant dans ce que l'on appellerait une guerre, mondiale, totale. Un Armageddon, à la suite duquel nous avons malheureusement triomphé en imposant les ténèbres. Des époques de chaos et de peur, d'obscurantisme, d'asservissement, de misères, de famines, de guerres... 
Les êtres de chair se sont divisés et des seigneurs se sont imposés par la suite, des imposteurs, des manipulateurs et de vils serpents qui voulaient conserver la connaissance d'anciens savoirs uniquement pour satisfaire à leur seuls intérêts. Ainsi la vérité ne devait jamais être révélé, ni ce qu'ils avaient fait par leur conscience d'antan.

Nous avons embrassés la souillure et la matière terrestre, vénérés les démons élevés au rang de dieux, ils étaient en chacun de nous. La terre continua de vomir ses immondices infernaux à la conscience damnée.
Mais c’était nécessaire pour nous apporter la lumière de nos erreurs et intégrer tout ceci à la composante de nos êtres afin de nous transcender à nouveau vers l’élévation et inverser le processus.