La cage
20/05/2013 01:24 par cryptikromance

Depuis l'aube esseulée, attendu que survienne la nuit pour que son étreinte essuie ses yeux d'un regard livide à la face de ces espoirs fallacieux. Les yeux éprouvés tout au long d'une nuit sans aurore, les joues maculées pour ce qui n'est plus que des taches noires ruisselantes sur une vie insipide, une cage faussement dorée l'enferme dans se mélange de crainte et d'espoir... Anxieuse et soucieuse afin de renaître cet autre tant convoité elle revêt son masque, cet espoir, prend la forme d'un équilibre à atteindre, un équilibre pour vivre. Mais dans la cage aux supplices de son corps entravé, et ficelé dans sa chair brûle son coeur, objet de son corps objet de plaisirs, et vibrant par une souffrance sublimée portée par le jeu du paroxysme, une larme mêlée de douleur et de jouissance s'écoule sous des regards froids et chauds. Echafaud de ces délices par les sévices sur son corps, de ces méandres se perd toute pudeur s'abandonnant à ces mains insidieuses et moites, où s'adonne a de sinueuses caresses la langue d'un langage vicieux qu'ils leur plaisent a délier. L'ingénue, à la découverte de son corps et de son être écartelé en se détachant de ses liens, s'intègre en soi abusée le consentement de n'être que de chair et de sang, offerte en pâture à la bête et à ces êtres affamés.
A mon Ange
20/05/2013 01:22 par cryptikromance
Approche et viens vers moi ressentir la puissance des âmes éternelles.
J'élèverai la flamme de ton coeur à l'apogé d'un feu te rendant à la vie, à l'être que tu es vraiment, en te révélant à toi-même pour que tu deviennes La vie.
Laisse toi imprégner de sa chaleur, sens-tu ce feu puissant qui grandit...
Sur le chemin des ténèbres que tu quittes, les enfers se nourrissent de tes peurs et de tes faiblesses. Je briserai les chaînes d'un revers car il ne subsiste nulle contrainte pour les âmes libérées et conscientes d'elles-mêmes.
Avance et ne te retourne Pas, c'est une multitude d'univers qui t'attendent et s'ouvrent à toi en te détachant de tout ce qui est bas.


La prêtresse de la nuit
20/05/2013 01:20 par cryptikromance
Revêtue de ma cape noire à la couleur de l'infini, un long sommeil m'emporte en me plongeant dans mon être intérieur. En ai-je succombé, a cet abîme aux couleurs de la mort satisfaite et sans pleure. Je n'ai plus de larmes a verser dans la coupe de cette obole en offrande à la vie meurtrière.
J'ai versé l'eau de ma vie sur une terre assoiffée de larme et du sang des damnés enchaînés a ces époques, j'ai erré parmi les fauves et les incrédules en des temps barbares en renonçant à mon corps que j'ai pris pour mon ennemi.
A la chair de ma vie, exposée à ma rage et mon profond dégoût, mon âme se libère dans la douleur de ce corps meurtri au milieu de ce cimetière parsemé par les stèles de ces pensées. Enseveli par mon esprit, c'est ma conscience qui s'échappe par ce précieux tunnel. Il m'aspire à ce réveil par mon âme emportée dans un tourbillon vertigineux au milieu de la nuit silencieuse et absolue, elle s'est propagé en moi dans mon être désemparé.
Je perds pieds et je chute dans le vide obscur qui m'entoure et m'attire toujours plus bas dans ma conscience. L'effet de descente s'accélère, m'insufflant une sensation de vitesse fulgurante puis brusquement tout s'arrête instantanément. Dans une nuit insondable et froide, des lamentations et des cris, l'effroyable angoisse de mon être conscient.
Dans la douleur naît l'atrocité, et de ces peurs naît l'éffroi, c'est en ce nulle part un lieu maudit…Ou est la vérité qui dissipera les illusions dans le coeur de chaque être, ou est la liberté qui permet de se libérer du non-agir. Emporterai-je avec moi ce que l'on porte en soi comme je le crois...
après ma mort
Une porte sur l'au-delà
20/05/2013 01:18 par cryptikromance
Je me souviens de ces mois étranges et mystérieux qui venaient me parcourir de frissons en m'offrant de nouvelles sensations. C'était pour moi un avant goût de ces limbes qui surgissent de la nuit pour me retrouver moi, parmi les miens. Je me sentais beaucoup plus proche d'eux, allant jusqu'à même sentir une odeur très particulière, de mort ou d'outre-tombe que je n'avais jamais sentie auparavant. Peut-être avaient-ils entendu mon appel. Je crois que je m'entrouvrais une proximité ou une porte vers un ailleurs...L'au delà.
Bien entendu ce n'était probablement qu'une impression, une sorte de construction de mon esprit, peut-être... A présent c'est différent ces sensations se sont estompées et je ne sais pas réellement pour quelle raison, cela reste un mystère, ou bien était-ce pour me faire comprendre que je n'étais pas seul...
D'une certaine manière elles me manquent, de même que la sensation de cette précence qui s'est amoindri, j'en serais presque triste....

Le bourreau des âmes
20/05/2013 01:18 par cryptikromance
Prisonniers et mélancoliques d'une liberté perdue. Son âme est torturée par cette tristesse qui l'habite jour après jour, et nous pleurons en silence dans nos coeurs ce que nous avons perdu.
Ces souvenirs, de ce qui était, et faisait partie de nous, dissous dans l'oubli de nos consciences ou submerge nos coeurs qui s'assombrissent d'une noirceur sinistre.
Car privé de la lumière universelle, La vérité ou par la connaissance, son âme souffre d'un manque d'amour ou d'un amour perdu. Nous ressentons ces cris et ses peines, les douleurs et les plaintes de nos propres tourments dans nos êtres livrés à la peine. Sans en connaître parfois leur origine. Ce sont les ténèbres qui l'oppresse en pensant que nous sommes maudits, ou bien souffrant d'un mal étrange, d'un mal sans nom.
Nos coeurs deviennent alors des tombeaux vides, scellant notre destin en invoquant une délivrance rapide face à la mort. Afin de ne plus souffrir, afin de ne plus ressentir intérieurement cette profonde solitude, cette lente agonie qui brûle nos veines.
Il voudrait fuir cette vie et quitter ce monde qui lui fait tant de mal en pensant que nous sommes inadaptés. Mais ce sont les caprices du destin, ce sont les chemins de la voie sacrée vers une conscience profonde. Une quête qui conduit à la rechercher d'une délivrance intimement liée à son âme par le renoncement à la matière lorsque le moment survient.
Nous subsistons et nous nous battons aux travers des épreuves que nous devons vivres. A chacun son mal, a chacun sa souffrance, nous n'y pouvons rien. Mais afin d'y parvenir nous livrons tous le même combat, dans l'ignorance ou non. Car la souffrance physique ou morale nous force à la réflexion sur nous même, elle éveille nos esprits en ouvrant la porte vers une prise de conscience de ce qui nous anime au sein des ténèbres et de la cruauté. Libéré dans l'infinité de leur conscience en oubliant le mal qui leur fut fait...
Le labyrinthe
20/05/2013 01:15 par cryptikromance

(Labyrinthe gravé sur le sol de la cathédrale de Chartres)
Réfugié dans la pénombre d'un recoin au plus profond d'une crypte intérieure, dans ma conscience une multitude de pensées m'assaillent… mon regard se perd dans la nuit, mes yeux cherche une petite étincelle de lueur, mon esprit une passerelle pour une ouverture. Et ce besoin constant de vouloir fuir la possession de mon corps dans lequel je ne me sens pas à ma place. Ce n'est pas lui en réalité que je voudrais fuir, mais la survie dans laquelle je suis maintenu !.
Je me sens dans un labyrinthe semblable à ceux que gravaient sur la pierre les anciens celtes. Je ne sais plus où j'en suis dans cette profondeur abyssale, je n'existe que par mon esprit prenant le contrôle de mon corps, ce n'est plus qu'un petit animal apeuré. Ses repères deviennent flous, son existence n'est-il devenue qu'une vulgaire gageure, j'avance ou je me perds ?…
Dans ce labyrinthe à chacun de mes pas je sens que la réponse se trouve au bout du tunnel. Mais La bête n'est pas loin… Peut être au détour d'un passage, toujours tapi dans un recoin, mais je progresse et je m'obstine en parcourant le labyrinthe de mon esprit. Je combat et je lutte… contre... le Minotaure.
Ce monstre qui naît d'une barrière et qui veut me dévorer, broyé par les mâchoires d'une bête immonde induisant à mon esprit une peur panique.
Essayant de progresser prudemment à travers l'inconnu au son des murmures de sinistres passages, dans ma conscience qui fuit le temps, fuyant... Alors que je survis par ma conscience dans une vie qui en est la manisfestation sur un plan physique,
faut-il en avoir quelques regrets... Je ne le pense pas, tout comme je ne crois pas au hasard. Car mon destin est la somme de ce qui devait être, certainement pour me contraindre par moi même à une remise en cause. Ici je suis soumis au temps, ma conscience non. Celle-ci précède toujours les actes de nos Vies.
L'antre de la vie et de la mort, un labyrinthe de Pan
La souveraine damnée
20/05/2013 01:13 par cryptikromance
En communion avec sa mère Fjorgyn, déesse de la terre et de l'air. Dans l'obscurité de ces rituels qui étaient les siens, elle s'abreuvait à la source d'une terre, désolée… J'élevais les yeux vers la lune, les bras levés je tendais mes paumes ouvertes vers l'univers. L'onde de feu entre mes mains se propageait en moi, les mains chaudes et engourdies devenant le réceptacle d'une énergie, don de mon existence que je faisais sans le comprendre, pour une illumination de mon être. Invoquant la nuit et la lumière que j'embrasse sans autre choix, piégée dans un monde ou le royaume des ombres, l'abandonnée erre dans une foret épaisse et sombre, mon âme emprisonnée, mon corps en sommeil. Lorsque je l'observe, il ne m'appartient plus…
J'explore l'obscurité de mon âme et mon esprit vagabonde entre ces mondes paraissants. Devenue souveraine de mon désespoir, ma tristesse est la beauté de ma vie insipide, me mène a ce règne où la pensée n'est plus, Le maître , De Mon être souffrant. De son centre provient la résonance aidant a une survie, et si je survis…
Mon esprit ne peut être qu'insaisissable, mon corps inaccessible. L'on peut m'approcher mais sans me voir, l'on peut s'adresser à moi mais ne jamais m'entendre. Ma voix n'est qu'un murmure qui porte les sanglots de la nuit glacée dans mon coeur. Insatiable a ces reflets de mes yeux remplissant une fontaine où l'on peut m'apercevoir, mais dont on ne peut en percevoir le fond. De cette source intarissable de souffrance, j'en puise d'une main l'énergie contenue dans une coupe de compassion et de tolérance, puis de l'autre main je porte seule la torche a mon propre buché.

Amour Vampirique
20/05/2013 01:11 par cryptikromance
Il y a fort longtemps de cela, reposait au milieu d'une crypte deux amoureux allongés l'un contre l'autre, ils représentaient les deux derniers de leur race.
Deux vampires réunis par un amour si pur et si fort qu'il en serait irréel pour de simple mortel. Incapable d'imaginer toute l'intensité de cette puissance incommensurable, qu'eux seuls peuvent maitriser sans se désintégrer sur-le-champs en brasier incandescent. Cela a largement contribué à leur légende, car en réalité ils ne meurent que par amour, ou devrait-on dire par l'Amour et la compassion du feu rédempteur pour des êtres damnés.
Mais cet homme vampire se sent usé, las de ce terrible temps qui pèse sur lui. D'un interminable fardeau, ils ne se sont jamais senti à leur place dans ce monde, eux qui n'ont vécus que pour aimer et être aimé de toute l'intensité de leur être. Désireux de vivre d'un amour passionnel en y explorant toute la subtilité de leur puissant esprit mêlant le rêve et la réalité à leur corps, et de ces expériences en buvant ce sang de la vie afin que cet amour ne meurt jamais.
Celui-ci et par ce sang versé, était une fontaine de jouvence d'où ils pouvaient puiser toute leur puissance. De cette force ils se nourrissaient de leur amour en survivant malgré un temps implacable, aux hurlements qui déchirent ces jours funestes, pourvoyants les nuits de leur présence où la flamme de ces bougies vacillent dans l'obscurité d'une crypte qui n'est plus qu'un souvenir perdu à travers les âges, où les repères s'égards... Oubliés sont ces êtres maudits, amoureusement enlacés l'un contre l'autre comme s'ils veillaient l'un sur l'autre avant le dernier soupir...L'on pouvait entendre le son de leurs murmures...
Ornés aux doux mouvements légers de ces lèvres venant s'assouvir à la source d'un brasier, et de ses doigts brulants qui passent entre ses franges et le long de ses cheveux noirs comme les ténèbres qui se fondent, sous ses mains telle une douce caresse sur ses joues jusqu'aux plaines parfumées et enluminées d'une si belle pâleur...lunaire. La femme vampire tourne son visage vers lui, comme pour prononcer ce qui ne peut être retransmis oralement.
Ce qui provient du fond de leur être délicat plus intensément qu'un vulgaire langage de serpent ou de mortels, lui octroi la faveur réconfortante de sa paume déposée sur sa joue si fragile... acquise à toute la tendresse qu'elle mérite.
De ces instants au cours desquels je suis dans la contemplation de ses yeux qui me guide, et à ses iris flamboyantes me murmurant le brasier de son coeur,
embaumé. Qui suis-je sans toi, ma douce aimée, mon autre... Toi qui dissipe la brume, toi qui me révéle à moi-même, cela en m'extirpant de mon rêve le plus sombre, imperméable au feu et au temps, à la vie qui n'est qu'un courant d'air sans substance. Rien ne peut avoir autant d'importance... Que toi.
Ma douce aimée, toi qui repose ainsi en ce jour, puissions-nous réunir, par nos âmes délivrées parmi l'éternité d'un beau jour au cours duquel nous pourrons voguer sur le fleuve de nos baisers enivrés venus abroger nos tourments dans un délectable silence mortuaire.

La masse sombre, ou trouble du sommeil
20/05/2013 01:10 par cryptikromance
La nuit s'était écoulée alors que je dormais à poings fermés, les premières lueurs du jours commençaient à poindre par ma fenêtre pour ce qui présageait un matin paisible et banal sans surprise comme chaque jour.
Puis je m'éveilla brusquement en ressentant une forte sensation de présence, en même temps j'ouvrais mes paupières sur ce qui m'apparut une silhouette obscure qui se tenait au pied de mon lit. Je dois préciser qu'il m'est très courant de ressentir une ou des présences autour de moi, même encore aujourd'hui mais sans rien "apercevoir" de la sorte, jusqu'à ce matin là.
Il ne m'était pas possible de distinguer clairement son visage, je voyais simplement une masse sombre à l'apparence d'une personne qui me regardait en se tenant debout, totalement immobile et silencieuse elle n'était à guère plus de deux mètres cinquante de moi. L'air taciturne avec ce qui me semblait être un regard profond et intense, la tête légèrement de coté et orientée vers ma direction.
J'étais allongé sur mon lit tout en observant cette présence, mais cela n'a durée qu'une bonne dizaine de secondes car j'ai baissé les yeux en relevant ma couette par dessus ma tête afin de me recoucher. Je ne peux pas dire que j'avais peur mais seulement une appréhension devant ce qui m'était inconnu et angoissant, oppressant, ou comparable à une surprise devant ce qui apparait sans que l'on s'y attende. De plus bien que son aspect pouvait paraitre menaçant, je ne ressentais pas une agressivité particulière. Néanmoins j'avoue ne pas avoir osé me lever de mon lit pour savoir si cela n'était qu'un jeu d'ombre.
Plus tard dans la journée, bien entendu suite à cela j'ai immédiatement pensé que c'était une illusion d'optique dûs aux rayons du soleil créant un jeu d'ombre et de lumière, mais je dois dire que là encore cette hypothèse ne parvint pas réellement à me convaincre. En effet il subsiste un sérieux doute dans mon esprit. Principalement par le fait qu'a cet instant je ressentais Fortement cette présence comme étant réelle et tout à fait présente, ce qui venait appuyer et corroborer ce que je venais de voir à tort ou a raison.
Les Revenants
20/05/2013 01:09 par cryptikromance
La vie naît en elle d'un feu crépitant au coeur d'un soleil noir. C'est une force qui s'emploie dans l'ombre à lui redonner vie en son royaume, élevant ainsi les ressuscités qui gissent devant leur stèle dans l'attente de l'aube résurgente du sang infiltré sur une terre sinistrée.
Ses morts taciturnes viennent à elle, l'esprit tourmenté qui ne peuvent trouver la paix. Ils ne disent rien, ils restent simplement immobile et silencieux, où ne sont plus que des ombres vacillantes revenues pour elle. Vivante et morte à la fois, sans véritablement connaître les raisons de ce qui lui semble être son propre choix.
Le jour se lève diffusant ses rayons qui la brûle jusqu'au plus profond de son coeur, lui infligeant des blessures à chaque aube qui s'éveil, pour un avenir agonisant en sa demeure.
La damnation d'un hiver éternel pour son âme. Peut-être est-ce simplement parce qu'elle n'est pas dans le monde qu'elle désirait, Mais que désire t-elle vraiment...


